PHOTOGRAPHY
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A return to the origins; I wanted to connect with what I built and what built me.

I wanted to anchor myself on the photograms I had produced thirty years ago and reboot them Create a copy of a previous search, with a significant time lag. Imbued with a different perception, experience and temporality.
 
I load filters, a memory of gestures, traces, then I infuse them with solar energy. Drawing of light and shadow, filtered light, subdued, veiled, reflected. 
 
The sunlight reveals shadows and totipotent reflections. 
 
Embodiment of a changing world. Shadows and reflections evoke the appearance of water, steam, smoke, organisms, plants and minerals. 
Presence of moving, fleeting and fragile reflections, in perpetual evolution, transformation, metamorphosis.
What are the limits of life?
 
I no longer work indoors but outdoors, when there is a strong sun, in accordance with the cycle of the seasons, in spring and summer. I elaborate the compositions almost by dancing, often in balance, a secret performance performed in harmony with the environment.
 
From artificial light has become natural, from ephemeral photos have become perennial, in resistance to a world that is fading.

 

J’ai voulu m’ancrer sur les photogrammes que j’avais produit et les réamorcer.

Créer une nouvelle version d’une recherche antérieure, avec un décalage temporel important. Empreint d’une perception, d’une expérience et d’une temporalité différente.

  

Je charge des filtres, d’une mémoire de gestes, de traces, puis je les infuse d’énergie solaire. Dessin de lumière et d’ombre, lumière filtrée, tamisée, voilée, reflétée.

 

La lumière du soleil dévoile des ombres et reflets totipotents.

 

Incarnation d’un monde en mutation. Les ombres et reflets convoquent l’apparence de l’eau, de la vapeur, de la fumée, des organismes, des végétaux, des minéraux…

Il n’y a pas de réalité, juste la présence des reflets mouvants, fugaces et fragiles.

Je ne travaille plus en intérieur mais en extérieur, lorsqu’il y a un fort soleil, en accord avec le cycle des saisons, au printemps et en été. J’élabore la composition presque en dansant, souvent en équilibre, une performance secrète effectuée en harmonie avec l'environnement.

 

D’artificielle, la lumière est devenue naturelle ; d’éphémère les photos sont devenues pérennes, en résistance à un monde qui s’efface.

 

Une même matrice, chargée d’empreintes est régénérée par la chaleur du feu pour abriter de nouvelles mémoires.

 

Un recyclage permanent pour faire face à la disparition, la désincarnation, la dématérialisation prégnante qui nous entoure.